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Comment construire et exposer votre publication (thèse, mémoire et article)


1. Généralité

Pour qu’un écrit permette de faire passer un message ou un signal, il doit respecter certain nombre de règles, à fin d'éviter les obstacles à la communication. Parmi les règles qui constituent la base de la rédaction de rapports, de thèses, de mémoires ou de publications on cite ici la concision, la clarté et le respect de la logique ; car si l'écrit est incompréhensible son contenu est inutile et sera perdu pour la science.
L'écrit présente plusieurs avantages :
- il permet de toucher un nombre illimité de personnes,
- il peut circuler,
- il laisse une trace, un témoin,
- il fixe l'attention plus que les paroles, sitôt oubliées,
- l'information est plus difficilement altérable.

1.1. La notion de rapport

 Les écrits (petite note concernant une visite, une réunion, ou bien un écrit plus complet sur une expérience, voire une excursion),  comme les travaux de diplômes ou les thèses de doctorat devraient être le plus possible structurés de façon conforme à celle de la publication scientifique.


1.2. La notion de publication scientifique


Une publication scientifique est un rapport écrit et publié décrivant les résultats d'une recherche originale. Ce rapport doit être présenté selon un code professionnel qui résulte de l'éthique scientifique, de l'expérience d'édition et de la tradition. Un article scientifique peut être soit de type primaire valide, ou publications secondaires (« littérature grise »).
Un article primaire valide est un écrit scientifique contenant des résultats originaux (première publication) et être publié selon certaines règles. En particulier, il doit être soumis pour acceptation à un comité de lecture d'une revue adéquate et doit contenir suffisamment d'informations (observations, méthodes, etc.) pour que celui-ci puisse juger du cheminement intellectuel et, à la rigueur, répéter la procédure de recherche pour en tester la reproductibilité. De plus, le rapport publié doit être diffusé sous une forme permanente et rendu disponible sans restriction à la communauté scientifique et en particulier aux services reconnus de banques bibliographiques.
En conséquence, les rapports de conférences ou de congrès ("Proceedings"), les rapports gouvernementaux, les revues de littérature ("Review papers"), les manuscrits de thèses, les bulletins institutionnels ou certaines publications de vulgarisation ne sont pas considérées comme des publications primaires valides. On leur donne plutôt une définition de publications secondaires (« littérature grise »). Ces références ne sont en général pas admises dans les revues scientifiques.

Par ailleurs, toutes les revues n'ont pas la même audience ni le même style ou les mêmes exigences. Aussi aura-t-on soin de choisir une revue adaptée au type d'article, et en fonction du message que l’on désire donner (article d'intérêt international ou régional, vulgarisation scientifique, etc..). On doit être conscient que le choix impose certaines contraintes d’ordre rédactionnel (p. ex. style, longueur, langue, illustrations). Ainsi une bonne rédaction se base sur les points suivants :
1. Une fois le plan de rédaction élaboré, la rédaction apparaît comme la mise en forme des idées agencées dans le plan qui en constitue le fil conducteur. Il peut être judicieux et très profitable de commencer la rédaction avant que les travaux de recherche soient terminés. A défaut d'une rédaction achevée, l'inventaire et la mise en forme des idées (ou des méthodes), encore bien présentes à l’esprit, peuvent constituer un gain de temps considérable en vue de la rédaction définitive. De plus, de nouvelles idées ou au contraire des incohérences peuvent surgir et influencer éventuellement le cours de la recherche.
2. L'écrit scientifique n'est pas obligatoirement une oeuvre littéraire; les métaphores, expressions idiomatiques etc. ne sont pas à leur place car elles risquent de créer de la confusion dans l'esprit du lecteur. Le lecteur ne s'intéresse qu'aux idées véhiculées par le texte. Le rédacteur doit donc les mettre en valeur au maximum en choisissant un vocabulaire simple et la syntaxe habituelle. De cette façon, il pourra être lu par le plus grand nombre de personnes.
On admet en général un certain nombre de critères de lisibilité (élaborés à partir d'enquêtes) qui montrent que la compréhension est facilitée avec l'usage de :
- mots simples
- phrases complètes et courtes
- plans de rédaction simples
L'idéal est de varier le rythme de rédaction en utilisant le plus souvent des phrases courtes avec, de temps à autre, des phrases plus longues pour appuyer une expression plus synthétique. Le principe général qui prévaut est celui d'une idée par phrase et d'aller directement au fait. Il est toujours possible de couper une longue phrase en quelques phrases plus courtes. On y gagne en clarté. La séparation en paragraphes est aussi nécessaire pour séparer des idées. Ainsi on visualise mieux où l'on est et où l'on va.
3. Il faut à la fois clarifier le texte (le fond) et soigner sa présentation (la forme).
Une bonne rédaction ne saurait être conduite en une seule fois : le texte doit être relu, revu et corrigé, de préférence par plusieurs personnes, même étrangères au domaine, et ce, pour éviter les fautes d'orthographe, les répétitions, les erreurs de syntaxe. Il peut être utile de faire cette lecture à haute voix; cela permet de mieux apprécier le rythme et la ponctuation. Les virgules s'interposent en principe là où fléchit la voix, les points et les points-virgules là où elle s'arrête. 


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