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IMPACT DU MACAC MAGOT


1  Les Macac Magot
Ces Macac sont incroyablement résistant et adaptés au climat rigoureux, se contentent de la plus modeste de quête ; en hiver lorsque la neige recouvre le sol, ils sont refugiés à la cime des arbres et se nourrissent des cônes, de feuillage et d’écorce. Le Moyen Atlas a une règle de vie générale très agréable mais leur régime alimentaire draconien impose au Macac une discipline très stricte. Ils sont extrêmement résistants, s’adaptant parfaitement à un climat nord africain varie de chaud au froid de la sécheresse à l’humidité             
 Il est fortement à recommander un traitement sylvicole qui favoriserait le développement et le maintien de chênes matures tout en maintenant une densité de cèdres assez forte. Le traitement en taillis uniquement favorise l'écorçage. Par ailleurs, il y a lieu d'assurer un suivi des variations des taux d'écorçages annuels en tenant compte bien entendu uniquement des écorçages de l'année en cours (SPEF IFRANE, 2009).
 La prise en compte du degré d'écorçage global des cèdres dans les parcelles ne renseigne pas sur ces variations annuelles et ne rend compte que de l'effet cumulatif au cours du temps pour des périodes qui peuvent avoisiner les 20 dernières années ou plus (A. El-AZIZI, 2003). Une fois ce bilan très informatif effectué pour un secteur donné, il est inutile d'y revenir alors qu'il est crucial de faire des suivis annuels stricts. Un bilan d'écorçages sur les 20 dernières années ne traduit pas l'impact actuel et il est important de bien séparer les deux échelles de temps dans l'argumentation
L’animal attaque les feuilles, les cônes, les graines, les semis et l’écorce du cèdre. L’écorçage des jeunes arbres constitue le dégât  le plus menaçant pour le peuplement, il en résulte un dessèchement de la partie attaquée et, par conséquent la mort de l’arbre.

2  l'écorçage et l’écimage
L’écorçage constaté est assimilé à l’annulation qui induit le desséchement de la partie supérieure par ceinturage. Le phénomène du dépérissement, combiné aux dégâts d’écorçage des arbres par le singe, particulièrement au Moyen Atlas, représente actuellement un danger réel pour la santé des cédraies et pour leur capacité d’assurer les fonctions de production, écologiques et biopatrimoniales (J. ACHEHBOUNE, 2006).

Le taux d'écorçages et d'écimages est nettement élevé, malgré une richesse spécifique et une abondance globale des ressources qui semblent plus élevées à Ain Kahla. Cependant, les taux d'écorçages mesurés représentent un bilan qui couvre une période de plus de 10 ans et traduisent évidemment un effet cumulatif avec le temps. A l'inverse, les mesures d'abondance et richesse spécifique ont été faites en avril-mai 2007 et ne sont donc pas le reflet des qualités des milieux au cours de dernières années, ni ne rendent compte de la qualité des milieux au cours d'un cycle annuel. Ces mesures de disponibilités des ressources sur le cycle annuel ont été réalisées par l'ENFI de Rabat (SPEF IFRANE, 2009).
Il existe de fortes variations des taux d'écorçages selon les périodes avec une diminution ces dernières années. Ces diminutions pourraient être dues à des modifications environnementales, climatiques ou de disponibilités des ressources, et/ou à la forte baisse des effectifs des singes.
La plupart des écimages donnent lieu au développement d'un ou deux troncs en remplacement de la cime morte. « Nous n'avons pas trouvé d'arbre mort des suites d'écimages dans notre échantillon. Notre modèle prédictif montre que la probabilité pour un cèdre d'être écimé diminue fortement lorsque le nombre des cèdres qui l'environnent augmente et lorsque le recouvrement en chênes verts matures augmente. » (SPEF IFRANE, 2009).
3  La fragmentation des habitats
La fragmentation des habitats reste un processus dynamique en cours. Certains isolats sont eux-mêmes menacés de fragmentation. L'ébranchage constitue la pratique la plus efficace de réduction des habitats colonisables par les singes. La végétation de ces isolats est constituée d'une mosaïque d'habitats, ce qui représente globalement des conditions plutôt favorables pour les singes. La mosaïque est suffisamment fine pour que chaque domaine d'un groupe de singes contienne lui-même plusieurs types d'habitats, permettant ainsi potentiellement un meilleur étalement de la production des ressources alimentaires en cours d'année (SPEF IFRANE, 2009).
Source : Jamal CHAAOUAN (2009) : "SIG  ET  TELEDETECTION APPLIQUES  A   LA  CARTOGRAPHIE  DES MILIEUX FORESTIERS: Cas de la forêt Ain-Kahla (Moyen Atlas Central)' , Master Géographie, environnement et territoire, Faculté des Lettres et Sciences Humaines  D'har Mhraz FES.


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